A. de Combelle

Élements biographiques

A. de Combelle Tiennette (1897)

Comme une âme en peine, elle erra toute l'après-midi dans le voisinage, allant d'un arbre à l'autre, sautant de branche en branche, ayant à chaque repos de petites inflexions de sa jolie tête vers la demeure abandonnée, et sur le soir, épeurée au milieu de cet isolement et de l'obscurité tombant du ciel, elle vint conter ses chagrins à sa compagne en se collant au treillis de la volière, et il suffit de la main pour la saisir et la réintégrer repentante au logis.
Mais il y avait aussi, hélas ! dans la cave au bois, au sous-sol, près d'une porte donnant dans le cellier, un nid d'hirondelles.
Source : Gallica

A. de Combelle Tiennette (1897)

Elle cuisine, le visage empourpré, le torchon à la ceinture, auprès du poêle qui gronde ; et pour se donner de l'air, elle va du poulailler à l'écurie, de l'écurie au parc à cochons, tantôt les mains pleines de grains, tantôt avec de grandes brassées de paille et de foin qui emmêlent sa chevelure et lui font redresser le torse, tantôt avec d'énormes écuelles qui dépriment sa taille et inclinent en avant sa jolie tête. Elle se dépense, se prodigue, ranimant le feu à l'aide de sarments, donnant un os à ronger à Diane, une pomme de terre cuite à Toué, des tartines aux petites sœurs.
Source : Gallica

A. de Combelle Tiennette (1897)

Au fond d'une ruelle, coupée brusquement en zigzags par des cabanes de paysans, des tas de fumier, des jardinets où poussent de maigres légumes, des mares, des niches de chiens, et des poulaillers, les ruelles des villages sont ainsi, étroites et sordides, sous le ciel doré, au milieu de la campagne verte et de l'espace libre! au fond d'une ruelle tout encombrée de tessons, de loques, de fers rouillés et de vieilles semelles, habitent les Moyé!
Source : Gallica

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