Loi de 1790

Définition et enjeux

F. Arthuys,  Cours élémentaire de droit international privé… (1890)

“ L'Assemblée Constituante, sous l'influence des idées philanthropiques qui se firent jour à cette époque, déclara, dans la loi des 6-18 août 1790, les droits d'aubaine et de détraction abolis pour toujours. Cette abolition entraînait comme conséquence que la succession laissée par un étranger n'était plus désormais confisquée au profit de l'Etat. Mais, chose curieuse, la loi de 1790 n'admettait pas expressément les étrangers au droit de succéder en France. ”
Source : Gallica

Théophile Ducrocq,  Traités des édifices publics d'après la législation civile… (1865)

“ Le principe ainsi émis ne nous en paraît pas moins aussi contestable que dangereux. Une loi ne peut-elle pas toujours être abrogée ou modifiée par une autre loi? Pourquoi l'article 8 de la loi de 1790 aurait-il un autre sort ? L'article 2227 du Code Napoléon n'a-t-il pas modifié l'article 36 de cette même loi ? Oublie-t-on d'ailleurs que, d'après son préambule les biens domaniaux sont principalement destinés à être vendus ? ”
Source : Gallica

Benoît Ratier,  Traité des cours d'eau navigables ou flottables en train… (1847)

“ A la vérité, l'art. 10 de la loi de 1790, s'occupant des actions possessoires, contenait les mêmes expressions, sauf qu'au lieu de 100 fr. le juge de paix n'était souverain que jusqu'à 50 fr.
Le législateur de 1790 n'avait pas prévu la difficulté. C'est une lacune dans la loi, et il a fallu la doctrine et la jurisprudence pour mettre un terme aux débats qui en étaient la suite ; aussi, avant la nouvelle loi, ce point ne faisait plus question depuis quelques années; et, pour évitera l'avenir toute espèce de difficulté, cette loi porte : Art. 6.
”
Source : Gallica

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