Résumé

Les biens de la famille d'Orléans… (1872)

Peut-être nous n'aurions pas du nous y arrêter; mais dans un sujet où les passions politiques, avec leur ignorance et leur mauvaise foi habituelles, se mêlent inévitablement, il faut prévoir même les objections les moins fondées et les moins raisonnables.
Non-seulement cette donation ne privait l'État d'aucun revenu, puisque même, en supposant que les biens du duc d'Orléans eussent été réunis au domaine de la Couronne, le roi en serait resté l'usufruitier comme de tout le reste du domaine, mais encore elle devint pour les finances de l'Etat la cause d'un allégement sensible.
Source : Gallica

Les biens de la famille d'Orléans… (1872)

En rendant aux princes leurs biens non vendus, l'État se prive d'un revenu de moins d'un million. Si minime relativement que soit cette somme, nous comprendrions que l'État n'y renonçât point, s'il avait le droit de la garder, mais il n'a aucun droit sur le domaine privé de Louis-Philippe: c'est ce que l'histoire de ce domaine démontre avec une évidence qui défie toute contradiction.
Source : Gallica

Les biens de la famille d'Orléans… (1872)

La loi présentée à la Chambre n'indemnise pas les princes de toute la perte que leur a causée la confiscation de 1852; elle leur rend seulement ceux de leurs biens dont le fisc n'a pas disposé. En allant spontanément au-devant d'un sacrifice que la loi, après tout, n'aurait pas eu le droit de leur imposer, les princes répondaient assez à ceux qui osent encore leur reprocher de réclamer à l'État 100 ou 150 millions. Ces chiffres seraient vrais s'il s'agissait de rendre à la famille d'Orléans toutes les richesses perdues dans les deux révolutions de 1830 et 1848.
Source : Gallica

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