Résumé

E. Beulé Art Céramique. — Les Vases Chinois et les Vases Grecs

Leurs portraits tant vantés, où les détails du visage sont rendus avec un scrupule inintelligent, où les rides et les poils de la barbe sont comptés au pinceau, où la ressemblance est d’une minutie qui fait rire, quand elle ne dégoûte pas, ce n’est pas de l’art, c’est de l’industrie. La pensée est étrangère à ces tours de force : la main en a tout l’honneur. En vain j’entends de bons juges s’extasier, je ne puis voir là que le chef-d’œuvre d’un artisan, chef-d’œuvre à la façon du moyen âge, dont la naïveté seule nous touche, et qui n’atteste d’autre génie que celui de la patience.
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E. Beulé Art Céramique. — Les Vases Chinois et les Vases Grecs

Si les Grecs eussent connu la porcelaine, quels chefs-d’œuvre de véritable peinture ne trouverions-nous pas dans leurs tombeaux !
Réduits à ne tracer qu’une silhouette, leurs artistes s’attachèrent uniquement à la beauté du dessin. Les vases grecs n’offrent, à vrai dire, que des dessins où le sujet se détache du fond par une couleur différente : la couleur n’a même point d’autre but ; mais combien les compositions sont simples, le style grandiose, les lignes pures, le sentiment exquis ! La figure humaine tient la principale place ; la nature est comme supprimée.
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E. Beulé Art Céramique. — Les Vases Chinois et les Vases Grecs

Les vases chinois ne gagnent point à être isolés : ils plaisent surtout dans un appartement brillant d’or et de lumières, dans des serres remplies des fleurs les plus variées. Il leur faut un entourage animé, le choc des tons, le reflet des glaces, le jeu des étoffes, en un mot le désordre d’une élégante fantaisie ; ils apparaissent dans toute leur valeur à l’étalage d’un marchand de curiosités, parmi les dépouilles des cinq parties du monde, tant il est vrai qu’ils ne sont que des meubles à la création desquels le caprice seul a présidé.
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