Résumé

Portrait de Léon Rosenthal Léon Rosenthal La verrerie française, depuis cinquante ans (1927)

A cet ordre d'inspiration qu'il aime Marinot a, enfin, ajouté un troisième ordre de production. Il était, on peut l'affirmer, nécessaire qu'il répudiât, un jour, tout décor, si profondément incorporé fût-il à la matière, pour en arriver à ne célébrer que la richesse inépuisée de la matière même. Et le voilà qui reprend, avec son goût propre, avec ses tours de mains familiers, les joies du verre doublé, les projections de poudres métalliques, les salissures par les oxydes ; il renonce à la transparence, à la translucidité même pour faire vibrer dans la masse des couleurs chaudes ou sourdes.
Source : Gallica

Portrait de Léon Rosenthal Léon Rosenthal La verrerie française, depuis cinquante ans (1927)

Il en use avec une parfaite liberté, selon ses tendances qui sont d'élégance plus que de force, avec un besoin perpétuel d'invention. Il ne recule ni devant l'audace, ni devant la fantaisie, mais ses écarts sont toujours mesurés. Du mouvement d'art auquel il a pris une part si brillante au début du siècle, il a répudié l'agitation et le tumulte, il n'en garde que l'esprit de liberté.
Gallé enfermait toute une philosophie dans un vase. Lalique n'a pas de telles prétentions. Il n'aspire qu'à plaire et il est satisfait s'il a créé de la joie pour nos yeux.
Source : Gallica

Portrait de Léon Rosenthal Léon Rosenthal La verrerie française, depuis cinquante ans (1927)

Peu à peu le verre opéra son emprise et un jour vint où Lalique fut, d'une façon exclusive, un artiste verrier. Pourquoi a-t-il abandonné l'art magnifique où son imagination s'était complue ? Son goût certainement avait évolué. Le bijou d'art, d'autre part, était atteint par le discrédit qui s'attachait aux idées de 1900. Lalique avait trop présumé de la clientèle en lui demandant de mettre l'art au-dessus de la richesse. Peut-être aussi l'artiste, après avoir manié les matières rares, éprouva-t-il une satisfaction supérieure à choisir un mode d'expression où seule sa pensée avait du prix.
Source : Gallica

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