Résumé

Arthur Bertrand Lettres sur l'expédition de Sainte-Hélène en 1840… (1841)

La nature semblait vouloir s'associer à nos sentiments : les flots ne grondaient plus ; les vents avaient cessé de souffler. Au milieu des navires tant français qu'étrangers qui tous avaient le matin arboré le signal du deuil, et qui, à présent, étaient couverts de pavois, la chaloupe s'avançait lentement vers la frégate, où le pavillon impérial flottait au grand mât, escortée de canots à droite et à gauche, poussée doucement par les avirons dont le sourd frémissement interrompait seul, de temps à autre, le silence de la rade
Source : Gallica

Arthur Bertrand Lettres sur l'expédition de Sainte-Hélène en 1840… (1841)

Aussitôt que le couvercle du cercueil en fer-blanc est coupé, nous apercevons une matière blanchâtre : c'était le matelas de satin qui s'était détaché. Le docteur Guillard le soulève en commençant par découvrir les pieds, et successivement jusqu'à la tête. Napoléon nous apparaît comme s'il vivait encore. Les doigts des pieds sont sortis des bottes, dont le fil s'est moisi sans doute ; son chapeau est sur ses genoux ; sa main gauche repose sur sa cuisse, ce n'est pas seulement de la peau collée sur des os : c'est une main vivante, blanche, c'est de la chair.
Source : Gallica

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