Arthur Bertrand, Lettres sur l'expédition de Sainte-Hélène en 1840… (1841)
“ La nature semblait vouloir s'associer à nos sentiments : les flots ne grondaient plus ; les vents avaient cessé de souffler. Au milieu des navires tant français qu'étrangers qui tous avaient le matin arboré le signal du deuil, et qui, à présent, étaient couverts de pavois, la chaloupe s'avançait lentement vers la frégate, où le pavillon impérial flottait au grand mât, escortée de canots à droite et à gauche, poussée doucement par les avirons dont le sourd frémissement interrompait seul, de temps à autre, le silence de la rade ”
