Résumé

Catalogue des objets d'art exposés au musée de Rouen (1834)

L'invention et la composition sont les deux parties dans lesquelles il excella. Convaincu que les ouvrages perdent de leur effet à être finis, il peignait largement, prétendant, avec raison, qu'un tableau est toujours bon quand il fait bien à une distance quelconque, et qu'on ne doit représenter de la nature que ce qu'elle offre de beau. Son dessin, plein de mouvement et de grandeur, atteste plutôt l'enthousiasme que la science. Sa couleur est toujours chaude, riche de ton et savante d'harmonie.
Source : Gallica

Catalogue des objets d'art exposés au musée de Rouen (1834)

Il arrive souvent, même aux plus grands connaisseurs en peinture, de se tromper, malgré l'habitude qu'ils ont de juger les diverses manières du maître aux différentes époques de sa vie, soit quand le tableau a beaucoup souffert, soit quand il a été mal restauré, ou bien quand il est une copie faite par un habile homme du même temps ou de la même école. Cependant, quelque douteuse que paraisse l'originalité d'un tableau, il porte presque toujours assez de marques extérieures et visibles pour autoriser l'artiste habile à prononcer sur son origine.
Source : Gallica

Catalogue des objets d'art exposés au musée de Rouen (1834)

Si jamais cette vérité s'est montrée dans tout son jour, c'est, sans contredit, dans ce croquis, où l'on retrouve toute l'originalité d'un beau talent. Ces traces si légères et si fugitives, où l'oeil peut néanmoins saisir la vérité de la nature et la justesse d'une main parfaitement exercée, sont la preuve la plus évidente que le fini ne constitue point l'artiste.
Source : Gallica

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