Rosalba Carriera,
Journal de Rosalba Carriera pendant son séjour à Paris en 1720 et 1721
(1865)
“ Depuis ce moment, notre compatriote n'eut plus que des nouvelles indirectes de Rosalba. On la disoit retombée dans ses grandes mélancolies qui jadis n'étoient que passagères. Passée à l'état de curiosité artistique et d'astre éteint, les touristes cherchoient à l'entrevoir, mais simplement pour recueillir une impression de voyage sur cette pauvre vieille, qui avoit été si recherchée jadis; la mourante avoit encore la force de refuser le spectacle de sa décrépitude; elle se déroboit aux regards indiscrets dans une solitude profonde, avec sa sœur Angéla 1. ”
