Résumé

Catalogue du Musée Rath à Genève (1882)

C'est avec une certaine répugnance que nous écrivons le nom d'un si grand peintre à l'occasion d'une œuvre si peu importante ; Titien, Raphaël et Michel-Ange, voilà les trois plus grands artistes qui aient jamais existé, et chacun d'eux représente par excellence l'une des trois branches que réunit la peinture: le coloris, la composition et le dessin.
Quand on revient sur l'histoire des beaux-arts en Italie, la spontanéité avec laquelle toutes les écoles atteignirent à la perfection presque simultanément, est un fait qui frappe d'un étonnement toujours nouveau.
Source : Gallica

Catalogue du Musée Rath à Genève (1882)

L'école vénitienne est la première pour le coloris et Titien est le premier de tous les peintres de Venise. On a cherché à découvrir le prétendu secret de sa couleur ; on y a même sacrifié des tableaux précieux et l'on n'a rien découvert ; le secret du Titien n'est pas dans des recettes ni des procédés, il est avant tout dans la science des contrastes et des nuances, dans la franchise du pinceau et enfin dans ce don précieux du sentiment de la couleur, don que l'étude et l'observation peuvent développer, mais qu'elles ne suppléent jamais entièrement.
Source : Gallica

Catalogue du Musée Rath à Genève (1870)

Mignard, bien que doué d'un mérite très-grand, ne flattait que trop, par le genre de son talent, ce goût faux et puéril, et si l'on a fabriqué du nom du peintre un mot toujours pris aujourd'hui dans un sens fâcheux, ce mot fut à son origine considéré comme la plus haute expression de la grâce et de l'esprit ; on disait qu'une peinture était mignarde pour exprimer le fini du travail, la douceur du coloris, l'élégance un peu maniérée de la pose. Le sens qui s'est ainsi attaché au nom de Mignard a créé une prévention défavorable contre l'artiste lui-même
Source : Gallica

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