Vittoria Colonna

Définition et enjeux

Marie-Pierre Portraits et silhouettes, par Marie-Pierre (1883)

Issue d'une famille princière, douée d'une beauté merveilleuse, Vittoria Colonna eut en partage, non seulement les dons intellectuels qui la placent au premier rang des meilleurs écrivains de son temps, mais les vertus aimables et touchantes de son sexe et ce charme gracieux qui en rehausse le prix. Elle naquit en 1490, au château de Marino qui était un fief de ses aïeux. Son père Fabrizio Colonna était grand connétable de Naples ; il avait
pour intime ami, Alfonso d'Avalos, un des plus grands seigneurs et des meilleurs capitaines de l'époque
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Portrait de Henri Blaze de Bury Henri Blaze de Bury Revue des Deux Mondes

Vittoria Colonna, écrivait ce maître Franz dit le Hollandais, Vittoria Colonna, marquise de Pescaire et sœur de monseigneur Ascanio, est une des plus illustres dames qui soient en Italie comme en Europe honnête et belle, pleine d’esprit et de savoir, elle possède toutes les qualités à renommer chez une femme ; depuis la mort de son époux, elle mène à l’écart une vie modeste, lasse des grandeurs de son état précédent, et n’aimant plus désormais que Jésus-Christ et les études utiles ; elle fait beaucoup de bien aux pauvres et donne partout l’exemple de la piété la plus édifiante.
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Portrait de Louise Colet Louise Colet Lui

Vittoria Colonna a fait Michel-Ange ; Mme d’Houdetot, Jean-Jacques ; Mme du Châtelet, Voltaire ; Mme de Staël, Benjamin Constant : je cite au hasard. Un poëte a dit, et c’est là l’expression sérieuse de mon cœur : « Il n’y a pas un peuple sur la terre qui n’ait considéré la femme ou comme la compagne et la consolation de l’homme, ou comme l’instrument sacré de sa vie, et, sous ces deux formes, qui ne l’ait adorée. »
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