E. Rodocanachi

Résumé

E. Rodocanachi La Réforme en Italie

Elle fut une des disciples de Valdès. Un jour qu’elle sortait avec lui d’une église où Ochino avait prêché, elle lui exposa, tout émue encore des paroles qu’elle venait d’entendre, ses doutes et ses angoisses ; elle lui dépeignit toute la terreur qu’elle avait d’aller en enfer et son ardent désir de connaître quel était au vrai le moyen le plus sûr d’être admise au paradis. Et ces paroles montrent tout l’émoi que causait la prédication des moines novateurs et quelles préoccupations elles éveillaient surtout dans les âmes féminines.
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E. Rodocanachi La Réforme en Italie

En 1545, l’évêque de Lovello, Feretti, énumérait ainsi les erreurs des hérétiques italiens : « Nier la confession, l’efficacité des indulgences, l’utilité des messes, le libre arbitre, le purgatoire, penser que la foi seule justifie, protester contre le culte des saints, prétendre que le culte des images est une idolâtrie, ne pas jeûner, s’élever contre les vœux monastiques, affirmer qu’on vit en péché mortel, affirmer que, le Christ étant mort pour expier les péchés de tous, il est inutile que chacun expie les siens, affirmer que le Pape n’est pas le chef de l’Église. »
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E. Rodocanachi La Réforme en Italie

La Réforme les séduisit par ce qu’elle avait de généreux, de désintéressé, de philosophique ; leur grande piété les poussa à désirer une Église pure, idéale et irréprochable. Vittoria Colonna, marquise de Pescara, dont l’âme était très noble et la piété profonde, — ses sonnets en sont la preuve, — ne s’attacha à la Réforme que pour sauver le Saint-Siège.
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