Résumé

Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Les Monastères et la Question religieuse en Italie

Autrefois l’homme s’absorbait dans la communauté vivante et agissante ; on dirait aujourd’hui que la communauté s’absorbe dans un homme qui par intervalle lui rend un lustre passager. Les ordres religieux, dans leur ensemble, ont eu un malheur : ils n’ont pas marché avec leur temps. Tout ce que la société civile a gagné, ils l’ont perdu. Pendant que la civilisation grandissait et s’étendait, ils sont restés immobiles.
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Et quant aux excès politiques que le clergé peut commettre, quant à ses conspirations et à ses révoltes contre l’état et les institutions, ce sont tout simplement des délits ordinaires qui relèvent de la loi commune, que la justice réprime venant du clergé comme du dernier citoyen. La liberté du prêtre n’est pas une liberté illimitée et privilégiée ; c’est la liberté de tout le monde.
En définitive, dans ces conditions, qu’est-ce que l’église ? C’est un grand pouvoir moral ayant de tous côtés pour limites la loi, l’indépendance de la société civile, le droit commun.
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Pour l’Italie, placée sur un terrain nouveau par la révolution, pout l’Italie, dis-je, c’est évidemment une guerre indéfinie et de tous les jours, pour tout et à propos de tout, pour les biens du clergé comme pour les ordres religieux, pour la réorganisation des diocèses comme pour l’interprétation du plus simple règlement de police ecclésiastique, — une guerre énervante où l’église, cela est bien certain, achèvera de perdre les privilèges temporels qu’elle ne peut garder, et où l’état ne gagnera ni moralement ni matériellement.
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