Résumé

R. Bonghi Revue des Deux Mondes T.105, 1873

La loi des garanties ne fait que définir les limites que l’état s’impose à lui-même dans l’action et la compétence de ses lois et de ses pouvoirs envers la curie romaine. Que celle-ci le veuille ou non, l’état n’outre-passera pas ses limites, librement fixées par lui. La personne du pape est déclarée sacrée et inviolable comme celle du roi ; l’attentat, la provocation à l’attentat, l’injure, l’outrage contre lui, commis par des paroles, par des faits, par des moyens quelconques de publicité, sont punis ni plus ni moins que s’ils étaient commis contre le roi.
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R. Bonghi Revue des Deux Mondes T.105, 1873

On dirait qu’à des esprits ainsi faits le système allemand pourrait sourire un peu plus ; il n’en est rien. Cet état laïque qui doit suivre l’église à la piste pour la contrecarrer, l’influencer, la contenir, l’instruire, leur paraîtrait insupportable ; ils préfèrent un état qui ne la connaît pas. Ainsi, en même temps que le parlement prussien se préparait à voter des lois pour régler l’enseignement religieux et théologique, le parlement italien abolissait les chaires de théologie.
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R. Bonghi Revue des Deux Mondes T.105, 1873

Il ne faut pas que de fausses informations la détournent d’un juste sentiment de la situation et d’une appréciation équitable de la conduite du gouvernement italien. L’Italie tient à être l’amie de la France ; elle ne peut le rester qu’à la condition que sa position à Rome ne soit pas troublée, et, puisque le catholicisme joue un rôle si considérable en France, il importe que les hommes de bonne foi soient convaincus que leurs croyances ne courent aucun danger par le changement politique qui s’est fait à Rome.
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