A.-F. Bartoli, Diana Colonna : moeurs de la Corse (1885)
“ Votre fille, disait-il dans sa lettre, peut quitter Forcone ; je ne m'y oppose pas; elle est libre. Plusieurs fois, comme vous le savez, je l'ai engagée à obtempérer à vos désirs. Qu'ai-je obtenu de sa part? Des larmes, des sanglots. Mon insistance a même souvent donné lieu à des scènes déchirantes qui me fendaient le cœur. Vais-je les faire recommencer? Malgré tout le désir que j'ai de vous être agréable, je ne le puis ; je n'en ai pas le courage. Il me répugne d'être le bourreau de celle que j'aime comme ma fille. Autant vaudrait pour moi l'expulser de mon château. ”
