Résumé

A.-F. Bartoli Diana Colonna : moeurs de la Corse (1885)

Votre fille, disait-il dans sa lettre, peut quitter Forcone ; je ne m'y oppose pas; elle est libre.
Plusieurs fois, comme vous le savez, je l'ai engagée à obtempérer à vos désirs. Qu'ai-je obtenu de sa part? Des larmes, des sanglots. Mon insistance a même souvent donné lieu à des scènes déchirantes qui me fendaient le cœur. Vais-je les faire recommencer? Malgré tout le désir que j'ai de vous être agréable, je ne le puis ; je n'en ai pas le courage. Il me répugne d'être le bourreau de celle que j'aime comme ma fille. Autant vaudrait pour moi l'expulser de mon château.
Source : Gallica

A.-F. Bartoli Diana Colonna : moeurs de la Corse (1885)

La ville était rasée ; le peuple anéanti, pourchassé ; sur leurs ruines fumantes, d'autres villes surgissaient; c'était la plèbe
de Rome, d'Athènes qui venait les peupler.
Des peuples, la vengeance s'étendait aux individus. Celui qui avait fait acte d'indépendance, d'énergie, de courage, on le séquestrait.
A Rome, un consul, qu'il s'appelât Paul Emile, Scipion, Marius ou Pompée, le trainait derrière un char jusqu'au sommet du Capitole, au milieu des acclamations, des injures d'un peuple ivre de gloire. Mais là ne se terminaient pas les humiliations de cet infortuné.
Source : Gallica

A.-F. Bartoli Diana Colonna : moeurs de la Corse (1885)

Diana a entendu les cris. Elle écoute. Le bruit augmente sans cesse; il approche. Bientôt elle distingue le cliquetis des armes; elle comprend qu'on se bat dans la rue. Plus de doute. L'ennemi est dans la place. Eperdue, elle se lève soudain.
Elle ne sait ni où elle est, ni ce qu'elle fait. Elle veut mourir. Mais la pensée d'Alfonso la retient.
Elle recule devant une lâcheté; elle se rappelle aussi qu'elle est chrétienne. Le fer tombe alors de ses mains; elle consent à vivre. Mais déjà
Bozzi touche presque au seuil du palais.
Source : Gallica

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