Voltaire,
Œuvres complètes de Voltaire
“ Madame Xantippe, voilà comme vous êtes maîtresse chez vous ! Fi ! Que cela est lâche de se laisser gouverner par son mari ! Ce maudit Socrate m’enlève donc ce beau garçon dont je voulais faire la fortune ! Il me le paiera, le traître. XANTIPPE. Ma pauvre madame Drixa, ne vous fâchez pas contre mon mari ; je me suis assez fâchée contre lui : c’est un imbécile, je le sais bien ; mais, dans le fond, c’est bien le meilleur coeur du monde : cela n’a point de malice ; il fait toutes les sottises possibles, sans y entendre finesse, et avec tant de probité, que cela désarme. ”
