Aurel

Élements biographiques

Aurel,  Les poètes et nous (1953)

“ Merci à Jeanne Lenglin, victime de la guerre, d'avoir gardé la simplicité du cher et doux soldat qu'est la maternité, sans l'aide de l'amour. Son pathétique sans cris, et sans ce coup de reins de nos bacchantes à l'oseille, sans ces basses rébellions, contre le plus lourd
des destins, nous montre cette mère gracieuse comme une jeune fille, annexant, au fond de soi, le destin de ses hommes : celui qui disparut dans la brume, un matin, et qu'elle garde au plus chaud de son cœur adorant; et le petit précieux qui s'en va plonger dans l'amour, et la laisse, les bras ballants.
”
Source : Gallica

Aurel,  Le nouvel art d’aimer

“ Qui n’aime ici-bas que son conjoint sans aimer ce qu’il peut devenir par nous — et qui n’aime pas ceux qu’il pourra faire devenir — n’a jamais rien aimé. C’est l’égoïsme à deux qui ne peut que doubler en horreur l’égoïsme à un. Il ne rompt pas même la solitude de l’âme. On ne la rompt qu’en épousant avec l’élu le jour du mariage, le destin de sa race et de tous ceux qu’on pourra lui gagner par le courage et le génie.
On le peut mieux à deux qu’à un car, d’un couple inspiré, éclairé, il naît une force invincible.
”
Source : Wikisource

Aurel,  Les poètes et nous (1953)

“ « La beauté ce n'est qu'être à soi-même pareil. »
Tout jeune, léger comme un danseur, il nous disait :
« La vie est à mes yeux un jeu plein de délices. »
Puis, comme tous les artistes, il vécut dans le futur, et finit par redécouvrir le présent et ses trésors :
« Non je n'espère plus, car la vie est trop belle », crie-t-il dans le poème qui termine Le temple sans Idoles.
Par l'art, par la qualité, par ce grand naturel désinvolte, et qui joue même avec son tourment, par cette humeur légère qui le caractérise, sa vie est la poésie même, c'est une aventure d'esprit.
”
Source : Gallica

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