Aurel, Les poètes et nous (1953)
“ Merci à Jeanne Lenglin, victime de la guerre, d'avoir gardé la simplicité du cher et doux soldat qu'est la maternité, sans l'aide de l'amour. Son pathétique sans cris, et sans ce coup de reins de nos bacchantes à l'oseille, sans ces basses rébellions, contre le plus lourd des destins, nous montre cette mère gracieuse comme une jeune fille, annexant, au fond de soi, le destin de ses hommes : celui qui disparut dans la brume, un matin, et qu'elle garde au plus chaud de son cœur adorant; et le petit précieux qui s'en va plonger dans l'amour, et la laisse, les bras ballants. ”
