Camille Melloy, Le Beau Réveil
“ « La chair a un prix infini ; elle est une créature de Dieu, le temple de l’Esprit-Saint. La chair a été revêtue par le Verbe lui-même, la chair est la chrysalide où notre âme s’éprouve à la vie éternelle, la chair enfin ressuscitera au dernier jour pour jouir de la gloire dans tous les siècles des siècles [10] . » « Que vos créatures, Seigneur, sont admirables ! s’écrie Francis Jammes. Que le vase d’argile, plein de l’eau du baptême, est digne d’être aimé [11] ! » Voilà donc le respect du corps imposé comme une loi au poète, autant qu’à tout homme. C’est la mort du sensualisme littéraire. ”
