Résumé

Aurel Le nouvel art d’aimer

Qui n’aime ici-bas que son conjoint sans aimer ce qu’il peut devenir par nous — et qui n’aime pas ceux qu’il pourra faire devenir — n’a jamais rien aimé. C’est l’égoïsme à deux qui ne peut que doubler en horreur l’égoïsme à un. Il ne rompt pas même la solitude de l’âme. On ne la rompt qu’en épousant avec l’élu le jour du mariage, le destin de sa race et de tous ceux qu’on pourra lui gagner par le courage et le génie.
On le peut mieux à deux qu’à un car, d’un couple inspiré, éclairé, il naît une force invincible.
Source : Wikisource

Aurel Le nouvel art d’aimer

Toi, femme, n’oublie pas
d’amuser le bonheur, ni toi Jacques. Ne négligez pas les caresses de mots, qui font les autres exquises et les petits noms chauds, ridicules et charmants. La gaieté sauve tout.
Ce n’est pas l’amour
qui peut tout sur ton mari, Simone. Ce n’est pas ton amour à l’état brut. Oh non ! C’est ton intention de grâce, c’est ton invention de douceur perpétuelle. À toi de le secourir contre la fatigue, contre l’humeur, la nervosité de la lutte, de la vie difficile — et que toi seule — don divin, peux lui rendre légère en paraissant.
Source : Wikisource

Aurel Le nouvel art d’aimer

Comment vivre heureux quand il y a cela au fond des mœurs ? Luttons, peinons jusqu’à effet, jusqu’à informer le pouvoir, qu’on ne nous laisse plus le pied en l’air.
Partagez-vous, parents, l’autorité. Qu’elle soit une, c’est-à-dire couplée, complète. Ce qui se décide à un seul sexe est stérile. Sans le couple à sa tête, nul État ne vivra. La République est morte pour n’y avoir pas invité la femme c’est-à-dire la vie. L’État à un sexe ne représente que la moitié de la vie, c’est-à-dire la mort.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature