Antonin-Dalmace Sertillanges,
Nos disparus
(1944)
“ Par là cet amour prend place entre la pure vie de la chair et la pure vie de l'esprit. Or, les intermédiaires, dans un plan progressif, sont des passages. Époux, vous êtes des passants. A mesure que vous marchez vers l'éternité, votre amour doit remonter vers son ciel pour y établir à la fin sa demeure, et le meilleur de lui doit toujours fréquenter là. Une des fins du mariage est que vous vous aidiez l'un l'autre à cette ascension et qu'ainsi, à un niveau plus élevé qu'autrefois, votre amour se transfigure, substituant à son idéal éphémère, comme à ses fins charnelles, un idéal immortel. ”
