Antonin-Dalmace Sertillanges

Antonin-Dalmace Sertillanges

Résumé

Portrait de Antonin-Dalmace Sertillanges Antonin-Dalmace Sertillanges Nos disparus (1944)

Par là cet amour prend place entre la pure vie de la chair et la pure vie de l'esprit. Or, les intermédiaires, dans un plan progressif, sont des passages. Époux, vous êtes des passants. A mesure que vous marchez vers l'éternité, votre amour doit remonter vers son ciel pour y établir à la fin sa demeure, et le meilleur de lui doit toujours fréquenter là.
Une des fins du mariage est que vous vous aidiez l'un l'autre à cette ascension et qu'ainsi, à un niveau
plus élevé qu'autrefois, votre amour se transfigure, substituant à son idéal éphémère, comme à ses fins charnelles, un idéal immortel.
Source : Gallica

Portrait de Antonin-Dalmace Sertillanges Antonin-Dalmace Sertillanges Nos disparus (1944)

Le dimanche est un refuge comme il y en a aux carrefours pour éviter d'être bousculé et peut-être écrasé par la vie ardente. Le dimanche est un haut lieu où l'on respire non plus à petits coups, comme en semaine, dans la poussière aveuglante et étouffante, pleine de miasmes, mais largement et profondément, dans la pure atmosphère de Dieu.
La vie est ainsi ménagée, et en même temps elle se ressaisit pour jouir d'elle-même et se juger avec plus de calme, de plus haut, avec une meilleure conscience de ses normes. Une vie sans temps d'arrêt ne s'appartient pas, et elle se meut dans de l'obscur.
Source : Gallica

Portrait de Antonin-Dalmace Sertillanges Antonin-Dalmace Sertillanges Nos disparus (1944)

Honte à l'homme qui délaisse et méprise secrètement la chair de sa chair ; à la femme qui, toujours prête à exercer au dehors son esprit de conquête, ne réserve au dedans que son acrimonie, ses griefs, ses déplaisirs, ses criailleries, son humeur maussade.
Dans ce milieu abaissé les enfants n'ont plus de ciel ; ils vivent dans une atmosphère étouffante et ne peuvent s'épanouir. Ce n'est plus là de l'intimité ; c'est de la mort coude à coude, la pire des morts, puisqu'elle ne substitue à la vie ni le souvenir qui recrée son objet, ni l'amour qui le ranime.
Source : Gallica

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