François Coppée,
Contes en vers et poésies diverses…
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“ Ses esquisses, c'est moi qui les vis la première ; L'eau verte et pure où court un frisson de lumière, L'azur du ciel, l'or du genêt, Le flot des épis mûrs ondulant sous les brises, Les couchants enflammés et les aurores grises, J'étais là quand il les peignait. Hélas ! depuis cinq ans qu'est mort le grand artiste, Moi, la nymphe des bois qu'il aimait, j'étais triste, Et souvent, tout bas, j'ai gémi, Quand, au printemps, gardant son souvenir fidèle, Devant moi le bleuet disait à l'hirondelle : — Où donc est notre vieil ami ? Mais vous nous le rendez. Voici notre poète ! ”
