Ernest Ameline

Résumé

Ernest Ameline Amours brisées, poèmes... (1880)

Ma fille, dans l'hymen, leur idéal rêvé!
Disais-je; mais tout change" au jour où l'on est mère
En aimant vos enfants, vous aimerez leur père.»
Ma voix gagne son"coeur et calme ses transports,;: Des pleurs?.... Béni soit Dieu! Peut-être de remords Qu'importe! Vers son père, à mon bras suspendue, Je l'entraîne. Mais-lui, frémissant a sa vue: « Ah! vous avez trop bien tenu votre serment ! Que ce billet vous soit un adoucissement
Dans vos jours à venir; mais cherchez un asile, Car mon toit, désormais, vous devient inutile. »
Source : Gallica

Ernest Ameline Amours brisées, poèmes... (1880)

De son départ Subit la nouvelle a couru Et quand, pour seul espoir, pour unique refuge, Ses; parents affolés prenaient l'avis d'un juge, Le courant la poussait, lamentable débris, Contre ce grand récif qui se nomme Paris. C'est là que son amant, en quittant notre ville, La retrouve bientôt. — Dans un modeste asile Ils vivent de longs mois. — S'adorant tous les deux, Ils voguent sans souci sur des flots orageux, Quand sonne, tout à coup., l'heure du sacrifice, Et leur lèvre déjà touche aux bords du calice. Que faut-il pour briser leur amour clandestin ? L'ordre de s'embarquer.
Source : Gallica

Ernest Ameline Amours brisées, poèmes... (1880)

Tout à coup un grand cri dans la nuit est monté; La flamme s'est éteinte... Un pas précipité S'entend, puis se rapproche.-Un ténébreux, mystère Non loin-doit s'accomplir.— Ciel! une ombre légère De blanc toute vêtue, à travers les jardins S'élance... Elle m'a vue, elle me tend les, mains, Et bientôt dans mes bras je la tiens enlacée. Elle, alors, sur mon coeur, en se sentant pressée : « Marthe, je t'en conjure, ô Marthe ! sauve-moi! Dit-elle; viens, fuyons, viens, je m'attache à toi ! » Ses dents: claquent; son sein haletant se soulève, Et le mot commencé dans un sanglot s'achève.
Source : Gallica

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