Léon Rosenthal,
Sandro Botticelli et sa réputation à l'heure présente
(1897)
“ Ni Botticelli ni ses contemporains n'en sentaient l'imperfection, et ils ne pouvaient percevoir une contrainte que la liberté des œuvres postérieures nous permet seule de démêler. Botticelli écrivait dans la langue de ses contemporains. Loin d'en rechercher les archaïsmes, loin d'en aimer les formules vieillies, il tendait, comme tout artiste véritable, à l'enrichir. S'il n'est pas arrivé à la perfection de la forme, s'il s'est laissé dépasser même de son vivant, c'est la faute de son éducation et de son génie, non de sa volonté. ”
