Résumé

Léonard de Vinci : 47 gravures et portraits (1914)

Le prêtre s'interrompit, très doux, en courbant la tête.
Il s'approcha du chevalet, où la toile brillait de la fraîcheur de quelques coups de pinceau. D'un geste souple, il retira de sous son ample manteau un goupillon, et avec une brusque impétuosité, si hardie que le peintre, dans son ébahissement, ne put l'arrêter, il aspergea le tableau d'eau bénite.
— Maintenant, dit-il, je suis tranquille. Vous ne serez pas damné.
— C'est stupide !. Mais, si je ne suis pas damné, mon tableau, lui, est tellement souillé de vos crachats, que je vais être obligé de le recommencer. Je me vengerai !.
Source : Gallica

Léonard de Vinci : 47 gravures et portraits (1914)

Sachant que la peinture s'adresse à la création entière, je n'estime pas pour maître celui qui ne connaît qu'un genre. Triste maître que celui dont l'œuvre va plus loin que le jugement : il atteindra, au contraire, la perfection de l'art, celui dont l'intelligence va plus loin que l'œuvre.
Sache, peintre, que lorsque, à ton avis, une défaillance existe dans ton œuvre, tu dois la modifier plutôt que de l'exposer à la vue du public, et ne commets pas la lâcheté de penser que tu pourras réparer tes erreurs dans une œuvre prochaine.
Source : Gallica

Léonard de Vinci : 47 gravures et portraits (1914)

Il faisait plutôt de l'art de la peinture le centre d'où rayonnaient tous les soucis de son intelligence. Il pensait que le peintre doit
être universel, riche de toutes les connaissances du corps et de l'âme, souverain maître de tous les moyens d'expression que permettent le dessin et la couleur. Le peintre doit éprouver toutes les émotions humaines et savoir avec sincérité les traduire.
Il doit, avec les ressources de sa palette, composer son œuvre de telle sorte que « l'œil reçoive de la beauté peinte le même plaisir que de la beauté réelle ».
Source : Gallica

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