Jules Brisson,
Giorgio, par Jules Brisson
(1848)
“ Ce ne fut qu'au cliquetis de la chaîne que le jeune poète sortit de sa rêverie. Il leva alors les yeux et vit à deux pas de distance, les tours du palais de Frascati s'élever majestueusement dans les airs. Le masque sauta légèrement sur le rivage et fit signe à Giorgio de le suivre. Celui-ci obéit : les manières de l'inconnu exerçaient sur l'âme du jeune homme une puissance secrète qu'il ne pouvait éviter. En traversant ces vestibules, ces corridors qui lui rappelaient tant de délicieux souvenirs, il sentait son coeur battre violemment dans sa poitrine. ”
