Jules Brisson,
Giorgio, par Jules Brisson
(1848)
“ Vois, mon ami, comme ils me trouvent belle ! Vois comme ils envient un de mes regards, un de mes sourires ! Et pourtant, moi, je me moque de leurs voeux et je les dédaigne. Un seul dé ces biens les rendrait heureux, et je t'en offre mille. Oh ! sois mon Giorgio ! Jure d'être à moi ! Je sens que tout ce que peut faire une femme, je le ferai pour toi. Que te faut-il ? parle ! Regrettes-tu Venise ? Eh bien, nous irons l'habiter dans des palais plus beaux que ceux de ses Doges. Là, l'amour nous enivrera de ses félicités célestes. De grâce, ô mon Giorgio, ne me refuse pas ! ”

