Hippolyte Fierens-Gevaert,
La Peinture en Belgique
(1908)
“ Il n’est ni le peintre à la fois aristocratique et irréductiblement réaliste que fut Jean van Eyck, ni le glorieux mystique que fut van der Weyden, ni l’évocateur du XVe siècle intime que fut le Maître de Flémalle ; il est le maître bourgeois, avec tout ce que ce qualificatif peut comporter à cette époque d’élevé, de digne, de fervent, de probe et d’élégamment patricien si l’on considère ce que la bourgeoisie d’alors suppose de vertus et de richesses. Comme individualité sociale, Thierry Bouts est au premier rang ; artiste, il est l’une des plus grandes figures du XVe siècle. ”
