William de La Rive, Le comte de Cavour : récits et souvenirs (1862)
“ Cavour n'est point sujet aux visions, il ne rêve pas un état de choses idéal, hors duquel toute société et tout gouvernement doivent provoquer l'indignation ou le mépris. Esprit éminemment politique, il est naturellement optimiste, non pas seulement de l'optimisme de ces hardis joueurs qui fondent ou perdent les empires, superbe, souvent perfide et que l'histoire appelle tantôt la conscience, tantôt la folie du génie, mais aussi de l'optimisme à vue plus courte, à effet immédiat, propre à l'homme actif, et qui, s'il n'est pas la beauté de l'intelligence, en est la santé. ”
