Jacques-Antoine de Révéroni Saint-Cyr

Élements biographiques

Jacques-Antoine de Révéroni Saint-Cyr Pauliska, ou la Perversité moderne (1798-1799)

Cette illusion cesse enfin, j’ouvre les paupières et j’apperçois... Julie, une lampe à la main, vêtue de blanc, les cheveux épars, les yeux égarés et me regardant avec attention. « Je vous observe depuis long-tems, Madame, me dit-elle, vous avez la beauté, l’esprit, je n’ai que de l’amour et des larmes depuis que vous êtes ici... Oh oui ! elle est trop dangéreuse pour lui, » se dit-elle a elle-même, « Ernest vous à parlé, c’en est assez ; je vous déteste ! je vous abhore ! il faut partir à l’instant... »
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Jacques-Antoine de Révéroni Saint-Cyr Pauliska, ou la Perversité moderne (1798-1799)

Le Baron s’assit, fondit en larmes et les versa dans mon sein. « Tu l’as vue seul, ma faiblesse ; la nature l’emporte sur l’antique honneur, Julie est pardonnée ; mais mon crime peut-il l’être ? La mort seule peut en éteindre le reproche. Ah ! que n’est-il sous mes yeux le lâche séducteur qui a flétri ma famille ! que ne vient-il dans un combat que je désire m’arracher le jour et l’horreur de mes remords ! — Je le connais Monseigneur, et il n’est pas coupable. — Tu le connais ! » s’écria-t-il en se levant, et soudain ses cheveux semblèrent hérissés
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Jacques-Antoine de Révéroni Saint-Cyr Pauliska, ou la Perversité moderne (1798-1799)

« Scelerata ! s’écria Paolo, en l’arrachant du lit par un bras, corrompre un enfant de cet âge ! N’est-ce pas le comble de la perversité ! » Zéphirina ne répondit rien ; des pleurs coulèrent de ses yeux ; elle m’embrassa en me disant : « malheureux enfant ! on me fait un crime d’un instant d’erreur ; ils ne se font pas un scrupule d’un assassinat. — Ne crains rien, mon amie, lui dis-je, je puis les brayer à présent, tu m’as fortifié, leurs fers s’émousseront sur moi ; je me suis recréé dans ton sein. » O corrutrice ! s’écria Paolo !
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