Résumé

Henri Delpech Éloge du P. Lacordaire : discours… (1869)

Il n'est pas nécessairement une œuvre d'érudition ou de spéculation pure. Aux pensées peuvent s'ajouter les émotions, et il est des plumes qui parlent et palpitent. C'est ainsi que Lacordaire est éloquent avec la plume. Sous son style paraît son âme entière. Ce qu'il nous suggère, ce n'est pas le recueillement et la réflexion , à la manière de l'écrivain ; c'est le mouvement et l'action à l'instar de l'orateur. Il gagne plutôt qu'il ne persuade.
Les Lettres à un jeune homme ont la physionomie d'un discours, non d'une méditation ascétique. L'émotion y devient du mouvement.
Source : Gallica

Henri Delpech Éloge du P. Lacordaire : discours… (1869)

Enfin, pour décider cette première surprise, ajoutez-y l'entraînement de la parole. L'écrivain n'a d'action que sur ceux qui lisent; il ne les gagne que par un travail successif et longtemps contesté , où, dans le calme de la pensée, le lecteur se défie. L'orateur surprend et domine. Maître de son heure, de sa forme, de son milieu , il fait pour un instant une seule àme de toutes les âmes. Ceux-là le savent qui ont connu les entraînements de l'action , ces adhésions d'une multitude enivrée qui déconcertent toute sagesse.
Source : Gallica

Henri Delpech Éloge du P. Lacordaire : discours… (1869)

Dans un milieu de rivalités et de passions, plaire sans s'imposer, attirer les épanchements sans les poursuivre , deviner les blessures d'un coup d'œil, y toucher sans peser , captiver la souffrance moins en lui parlant qu'en l'écoutant, et quand venait le mauvais penser, se déployer toute entière pour défendre l'œuvre de Dieu, ce fut sa vie. Jamais le bien ne sut mieux envelopper sa force d'humilité, de passivité. Impassible au milieu de l'émotion des partis, madame Swetchine semblait , comme la sagesse incréée, vivre en tout et ne se montrer en rien
Source : Gallica

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