Henri Bremond

Henri Bremond

Résumé

Portrait de Henri Bremond Henri Bremond Revue des Deux Mondes

Le tout d’une âme, pour le bien tenir, il faut prendre aussi le tout d’une vie et noyer dans la splendeur des années, — peut-être des journées, — meilleures, les tares qu’ont pu amener l’usure du temps et la souffrance. L’aubépine fleurit pendant de courtes semaines ; et pourtant, été comme hiver, son nom parle de blancheur. Ainsi, quand nous avons à nommer une âme, George Eliot voudrait nous ramener au temps, souvent court et lointain, où cette âme a donné sa fleur.
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Portrait de Henri Bremond Henri Bremond Revue des Deux Mondes

Autrefois, des considérations étrangères, « des liens artificiels, le mariage,... la discipline religieuse » compliquaient cette naturelle sympathie et comme, l’un après l’autre, ces différens soutiens avaient manqué à leur promesse, un instant, Romola avait cru que cette sympathie elle-même n’était aussi que vanité et mensonge. Mais elle se réveille.
Ce désir de la mort n’était qu’un mauvais égoïsme. Quand tout le reste est douteux, cette souffrance-là que je puis secourir est trop certaine. Si la gloire de la croix est une illusion, la douleur humaine n’en est que plus vraie.
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Looking closer, ne regarder ni de haut ni de loin, mais se pencher le plus bas possible pour voir, découvrir, deviner, supposer au plus profond d’un cœur, inconnu ou suspect, la petite flamme immortelle, si l’on ne recule pas devant l’inutilité probable, devant la fatigue de ce premier effort, on s’achemine vers une sympathie plus grande et qui va se dilater à mesure qu’elle verra mieux que son désir de trouver le bien quand même dans l’âme d’autrui n’était pas trompeur.
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