Eugène Marsan,
Éloge de la paresse
(1926)
“ Oui, fit Ajax... Disons une conquête de l’oisiveté en vue de contenter la paresse. Les trouvailles naissent de l’oisiveté, et la paresse en profite. L’encre et la plume ont diminué l’effort du style ; la cire, l’effort de la pierre et du ciseau ; l’écriture, celui de la mémoire. On me croit paradoxal et je parle comme M. de la Palisse... L’homme a toujours eu l’idée d’un travail-plaisir, d’un travail otieux, à la place du travail-fatigue et du travail-douleur qui était son loyer. Il a toujours eu l’idée d’une oisiveté, chérie comme un trésor inaccessible ou perdu. ”
