Jardin du Paradis

Définition et enjeux

Portrait de Anatole France Anatole France,  Pierre Nozière (1899)

“ J’avais vu le Paradis terrestre dans ma Bible, et ma mère m’avait dit : « Le Paradis terrestre était un jardin très agréable, avec de beaux arbres et tous les animaux de la création. » Or, le Jardin des Plantes, c’était tout à fait le Paradis terrestre de ma Bible et de ma mère, seulement, on avait mis des grillages autour des bêtes, par suite du progrès des arts et à cause de l’innocence perdue. ”
Source : Wikisource

Portrait de André Gide André Gide,  Philoctète (1899)

“ Et comme aucun élan ne cesse, dans le Passé ni dans l’Avenir, le Paradis n’était pas devenu, — il était simplement depuis toujours.
Chaste Éden ! Jardin ! jardin des Idées, où les formes, rhythmiques et sûres, révélaient sans effort leur nombre ; où chaque chose était ce qu’elle paraissait ; car prouver était inutile.
Éden ! où les brises chanteuses ondulaient en courbes prévues ; où le ciel étalait l’azur sur la pelouse symétrique ; où les oiseaux étaient couleur du temps et les papillons sur les fleurs faisaient des harmonies providentielles
”
Source : Gutenberg

Henri Pourrat et le "Trésor des contes"… (1988)

“ Le bon usage des jardins, ce serait peut-être alors d'entendre ce que chantent les contes, que le paradis n'est pas derrière soi, - affaire de nostalgie - mais devant : il est là, au plus près, derrière la haie, derrière la rangée de pivoines ou le buisson de roses. A nous de comprendre qu'un jardin s'ouvre toujours pour ceux qui savent en débarrer la porte et que la vie de paradis est à gagner « comme la chenille gagne une vie de papillon, et le germe dans l'œuf, la vie de l'oiseau qui vole » (La Fille sauvage) .
Henri Pourrat, jardinier des contes.
”
Source : Gallica

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