Résumé

Various L'Illustration, No. 3263, 9 Septembre 1905

L'Américain ne doit pas être seulement un animal poursuivant le dollar, sans autre souci que de s'enrichir, avec un idéal purement matériel et avilissant. Il faut qu'il ait le culte de la gloire, de l'indépendance hardie, de la générosité, de l'amélioration civique et nationale. A cette peinture de l'idéal américain il ajoute une virile exhortation à l'américanisme. Allemands, Irlandais, immigrants de toutes les races, doivent, en touchant le sol de la nouvelle patrie, cesser d'être Européens et prendre les moeurs et l'exclusif amour du pays qu'ils ont choisi.
Source : Gutenberg

Various L'Illustration, No. 3263, 9 Septembre 1905

Maintenant, car il y a toujours quelque restriction aux plus grands éloges, s'il a contribué à la mise en oeuvre économique de la Russie, on lui reproche d'avoir négligé les choses militaires, d'avoir trop changé les épées en socs de charrue et en rails de chemin de fer. Après avoir perdu la direction des affaires pendant quelques années, M. Witte redevient, par l'heureux résultat de la conférence de Portsmouth, le premier personnage de l'empire. Il n'a pas tous les dons divers de Roosevelt, ni ses qualités brillantes, ni son tempérament.
Source : Gutenberg

Various L'Illustration, No. 3263, 9 Septembre 1905

Ce que M. Witte devait développer encore, c'était l'émigration en Sibérie. Ce qui importe à la Russie, c'est de se peupler, c'est de tirer de son vaste et riche territoire toutes les richesses qu'il peut fournir et qu'il est loin d'avoir donné. Voilà ce qu'a parfaitement vu M. Witte. Aussi, en même temps qu'il construisait des chemins de fer, favorisait-il l'émigration en Sibérie. De 61.455 le chiffre annuel des émigrants s'éleva, grâce à ses soins, à près de 250.000.
Source : Gutenberg

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