Yvette Prost, Le Couple au jardin
“ Ils n’étaient plus « Blanche et moi », « Nérée et moi » ; ils étaient cet être unique, harmonieux, complet, vibrant d’une vie multipliée, cet être ébloui qu’ils appelaient Nous. Parfois, la jeune femme s’immobilisait avec une expression ardente. — Que regardes-tu ? Qu’entends-tu ? demandait son mari. — Tout ! Nérée, ce moment est d’une douceur si parfaite qu’il faut nous en pénétrer, nous en faire un étincelant souvenir pour plus tard... quand nous serons vieux. — Je ne parviens pas à croire que, l’un pour l’autre, nous puissions jamais être vieux. ”
