Éliacim Jourdain, Histoire terrible et merveilleuse de Robert-le-Diable… (1858)
“ NÉRÉE. La beauté de la femme ne lui appartient pas; elle appartient à celui qu'elle aime, et je vous ai donné mon cœur, ô Éric, cher objet de mes pensers. (Elle lui remet ses souliers et se relève.) ÉRIC. Le Seigneur, ô Nérée, a donné à la femme des cheveux longs et soyeux pour s'en faire, au besoin, un divin manteau, afin que sa pudeur ne fût jamais désarmée, et non pour essuyer les pieds des voyageurs. NÉRÉE. Les pieds meurtris des pèlerins de gloire, - de gloire amoureuse, — ont droit à notre vénération, car qui souffre et qui aime est doublement sacré. ”
