Jacques Boucher de Perthes

Jacques Boucher de Perthes

Résumé

Portrait de Jacques Boucher de Perthes Jacques Boucher de Perthes De la femme dans l'état social… (1860)

Mais, de même que certaines herbes qui dépérissent sous la culture, depuis trois siècles cette civilisation n'a eu sur eux aucune influence vivifiante ; ils n'en ont accepté que les vices: l'ivrognerie a, comme partout, émoussé en eux l'amour de la famille et détruit la paix du logis. De jour en jour, en s'éloignant davantage de la femme, ils se sont, dans la même mesure, écartés de la vie sociale, car c'est la femme qui en est l'âme, c'est la femme qui en fait l'harmonie; c'est elle qui, la première, a attaché l'homme à son foyer, puis à sa patrie, et les lui a fait aimer.
Source : Gallica

Portrait de Jacques Boucher de Perthes Jacques Boucher de Perthes De la femme dans l'état social… (1860)

Entrez
dans son logis, vous en aurez la preuve : l'insouciance et l'abandon y sont écrits partout.
Cette misère est la plus déplorable; c'est celle dont le pauvre n'a pas le droit de se plaindre : c'est la misère volontaire. Oui! le goût du far-niente finit par étouffer la honte et amortir le besoin même. On souffre du froid, de la faim, on voit souffrir ses enfants ; mais on a chômé aujourd'hui, on chômera demain ; c'est une consolation, car de tous les maux on a évité le pire : le travail.
Ainsi raisonne la femme du peuple.
Source : Gallica

Portrait de Jacques Boucher de Perthes Jacques Boucher de Perthes De la femme dans l'état social… (1860)

Dans les produits ruraux, on ne craint ni la concurrence ni la falsification; on ne redoute pas plus la surabondance: si, accidentellement, les prix s'avilissent, il y a toujours moyen de les relever. Ces faillites, si communes chez les fabricants, sont rares chez les agriculteurs : le crédit ne les abandonne guère, la terre est là qui répond : l'ouvrier des champs n'est donc pas, comme celui des villes, sans cesse sous le coup d'un chômage causé par la ruine du maître ou seulement par le dérangement d'une machine; enfin, comme l'ouvrier des villes, il ne vit pas au jour le jour.
Source : Gallica

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