Ludovic de Contenson

Résumé

Ludovic de Contenson Revue des Deux Mondes

Quand des femmes françaises sont réunies pour une œuvre commune, aussi délicate à conduire que l’association professionnelle, avec les nombreux rouages que nous avons décrits, il y a un patrimoine de notions auxquelles il doit être tacitement entendu qu’on n’aura pas le droit de toucher : c’est l’idée de patrie, c’est l’idée de famille, c’est le respect du mariage.
Des syndicats féminins se sont créés dans ces dernières années où les concepts de patrie et de religion, aux yeux de leurs membres, sont d’ores et déjà passés à l’état de préjugés et de superstitions.
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Ludovic de Contenson Revue des Deux Mondes

On vivra longuement, c’est-à-dire que, par une sorte de compensation et de réciprocité, on ne sera point privé de ce qui prolonge la vie, si on a honoré son père et sa mère. Par « honorer » il faut entendre autre chose que de donner de vains témoignages de respect : il faut entendre ce qui a toujours été compris dans l’hommage familial, à savoir la considération pour la dignité et le tribut pour le besoin. » Alors, en effet, la question devient tout autre. L’organisation de la retraite n’est plus un acte d’égoïsme de la part de la société, c’est l’exécution d’un devoir familial.
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Ludovic de Contenson Revue des Deux Mondes

Nous ne blâmerions pas cette prévoyance si les ressources de l’ouvrier le permettaient. Mais, s’il verse à la société de secours mutuels, il est incapable de verser une seconde cotisation au syndicat. Et, puisqu’il est prouvé qu’en entreprenant deux choses à la fois, les ouvriers ne peuvent faire prospérer l’une sans négliger l’autre, il devient raisonnable de n’entreprendre que l’œuvre la plus utile. Or, la plus utile, celle dont il faut s’occuper sans relâche, quitte à laisser tomber les autres questions économiques pendantes, c’est l’organisation du travail.
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