Résumé

J. Duranthon Du rôle des associations professionnelles ouvrières et des syndicats agricoles dans les institutions de prévoyance… (1899)

A notre avis, la juxtaposition des caisses de secours et de résistance est la meilleure garantie que l'on puisse avoir de la modération des Trade Unions, car toute brèche faite à la caisse de chômage est une brèche faite à la caisse de secours mutuels, et il nous semble que, lorsque les membres d'une Union courent le risque de perdre en quelques semaines le capital qu'ils ont péniblement accumulé, ou du moins de voir diminuer les ressources des caisses de secours, l'intérêt immédiat des unionistes est un sûr garant qu'ils n'accepteront la grève qu'avec une extrême circonspection.
Source : Gallica

J. Duranthon Du rôle des associations professionnelles ouvrières et des syndicats agricoles dans les institutions de prévoyance… (1899)

L'ouvrier, en général, vit au jour le jour du produit de son travail, et pour entretenir sa femme et ses enfants, il n'a d'autres ressources que son salaire quotidien. Chez lui, la misère est tou jours imminente, toujours prête à franchir le seuil de sa porte. Elle y apparaît à la moindre crise, à la moindre interruption de travail. La maladie, les accidents professionnels, le chômage et la vieillesse, sont des risques auxquels il est toujours exposé.
Source : Gallica

J. Duranthon Du rôle des associations professionnelles ouvrières et des syndicats agricoles dans les institutions de prévoyance… (1899)

Si nous repoussons l'obligation en matière de prévoyance, c'est que nous ne voulons pas que l'État absorbe l'individu, c'est que nous n'admettons pas que, sous prétexte d'empêcher l'homme de se tromper, et d'assurer, d'autorité, sa moralité et son bien-être, il détruise chez lui l'esprit d'initiative, qui, s'il est le plus dangereux, est aussi le plus noble de ses attributs, et qui est, hélas !
Source : Gallica

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