Résumé

Paul Édouard Étude critique sur les syndicats de garantie… (1910)

Dans la pratique, on vérifie chaque jour les effets salutaires de l'existence des Syndicats de garantie et on assiste même parfois à ce spectacle étrange d'une Compagnie à primes fixes ou d'une Mutuelle qui, en présence des offres faites par un Syndicat de garantie, réduit immédiatement ses prétentions et abaisse, jusque dans des proportions incroyables et dangereuses pour elle, le taux de la prime qu'elle propose; elle préfère risquer des pertes que voir s'augmenter d'une recrue nouvelle la phalange des adhérents aux Syndicats de garantie (1) .
Source : Gallica

Paul Édouard Étude critique sur les syndicats de garantie… (1910)

Or, entre adhérents d'une même profession, payant la même cotisation, l'égalité peut être rompue et elle l'est très souvent. Si un patron négligent se relâche de sa mission de surveillance, dont l'assurance ne l'exonère pas, il n'est pas douteux que dans son entreprise les accidents seront plus fréquents et plus graves que dans d'autres entreprises similaires où les patrons auront conservé la notion de leur devoir et de leur responsabilité et auront entouré leurs ouvriers de toutes les protections nécessaires pour réduire au minimum les causes d'accidents.
Source : Gallica

Paul Édouard Étude critique sur les syndicats de garantie… (1910)

Et voilà qu'après des années d'existence et d'expérience, l'assurance contre les accidents qui aurait dû tabler sur des données précises est devenue une institution analogue à une tour de Babel où la langue de l'assureur est devenue un langage impossible à comprendre. D'une maison à l'autre, des chiffres et des tarifs sont jetés au vent, s'opposent et s'entrechoquent, et personne ne sait quel est le bon ! La bougie de l'adjudication ne s'éteint jamais, car un concurrent trouve toujours un plus concurrent que lui pour le suivre, le dépasser et offrir l'assurance au-dessous du prix coûtant.
Source : Gallica

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