André Boissier, La Caisse nationale d'assurances en cas d'accidents (1900)
“ Si l'on veut mettre à l'abri de la misère l'ouvrier victime, à la suite d'un accident, d'une incapacité permanente de travail, il n'est pas possible de laisser à sa disposition un capital qui, sous l'influence de besoins pressants, sera promptement dissipé ; l'ouvrier se trouvera de nouveau sans ressource ; comme par le passé son existence restera à charge à lui même et à la société. Il est évident que le but de l'assurance n'est pas atteint, si l'ouvrier n'est pas mis à l'abri du besoin, jusqu'à. la fin de ses jours, par l'allocation d'une indemnité viagère. ”
