Résumé

Johann Neeb Discours prononcé dans le temple décadaire à Mayence… (1799)

Le cœur qui trahit la fidélité ne l'a jamais possédée. Deux mains serrées peuvent être séparées, mais deux cœurs confondus ne peuvent l'être jamais.
Ainsi que de l'union physique de deux amans, il naît un homme nouveau; de nouvelles vertus morales découlent de l'union morale de l'amour et de la fidélité. A l'amour de la femme pour son époux se joint la tendre sollicitude pour son enfant, et à la fidélité de l'époux pour sa compagne s'unit la tendresse paternelle pour son nouveau-né. Les parens s'oublient dans les gages de leur amour.
Source : Gallica

Johann Neeb Discours prononcé dans le temple décadaire à Mayence… (1799)

La première jouissance des plaisirs de l'amour scelle le mariage pour jamais. La vierge innocente qui cède à l'amour, veut soutenir sa dignité , elle se fie aux sermens de l'homme ; il n'y a d'autre restitution pour ce qu'elle a donné, que le fidel accomplissement de la condition sous laquelle seule elle a pu le donner. Il s'agit ici d'une honte intérieure, que les richesses ne sauraient éffacer ; la moralité et l'innocence ne se compensent pas au poids de l'or. L'amour se donne une fois pour toutes; il se donne tout entier, et par conséquent avec toutes ses destinées futures à l'objet aimé.
Source : Gallica

Johann Neeb Discours prononcé dans le temple décadaire à Mayence… (1799)

Cet instinct est aveugle comme la nature; plus libre et plus actif que dans les animaux, il faut que la raison le domine; sans elle il devient effréné et même nuisible à
la vie. La licencieuse volupté ressemble à la sirène, elle attire par sa voix séductrice ; enchaîne sa proie et la plonge dans l'abime de l'immoralité. Le premier qui osa profaner le nom de l'Amour, et s'en servir pour désigner par lui cet instinct brut et animal, n'a jamais été susceptible de sensations nobles; son cœur n'a jamais connu l'amour. Amour!
Source : Gallica

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