Sabins

Définition et enjeux

Portrait de Jean-Jacques Ampère Jean-Jacques Ampère,  L’Histoire romaine à Rome

“ Les Fidenates étaient à demi Sabins, à demi Étrusques ; ce qui n’empêchait point un roi sabin, secondé par un général étrusque, de les combattre.
Ancus mourut, laissant deux fils en bas âge. La royauté était élective chez les Sabins, et il n’y avait pas encore eu d’exemple d’un roi à qui son fils eût succédé. Un général victorieux, un chef de tribu riche et habile, appartenant à une nation plus civilisée que les Sabins, à une nation avec laquelle ils avaient été fréquemment déjà en contact, n’eut pas trop de peine à écarter deux enfants du trône et à se faire élire.
”
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J.-Jacques Ampère,  Revue des Deux Mondes

“ Rien n’indique que d’autres populations fussent en possession du Viminal et de l’Esquilin; on peut donc regarder toute cette portion orientale de Rome comme ayant été occupée par les Sabins. De ce côté, les montagnes de la Sabine s’élèvent à huit ou dix lieues; les Sabins pouvaient donc être en communication avec leur pays, et comme d’un poste avancé menacer les hommes de Romulus isolés sur le Palatin, séparés par une vallée de leur citadelle du Capitole, tandis que celui-ci, formant comme un prolongement du Quirinal, était sans cesse exposé à être envahi par les Sabins. ”
Source : Wikisource

Portrait de Alfred Poizat Alfred Poizat,  La civilisation et ses tournants (1936)

“ Soulevés par le désir de vengeance, les Sabins paraissaient avoir l'avantage, lorsque, tout à coup, les jeunes femmes dont le rapt avait motivé cette mêlée sanglante, mais dont le cœur avait été touché, dans l'intervalle, par les prévenances et les bonnes manières de leurs ravisseurs, se jetèrent échevelées et suppliantes entre leurs pères, leurs frères et leurs maris pour qu'ils missent fin à leurs luttes devenues fratricides et ne formassent plus ensemble qu'un seul peuple. ”
Source : Gallica

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