Marceline Desbordes-Valmore,
Poésies
“ Il le promet, croyez-le, fût-ce un jour. Ah ! pour un jour d’existence amoureuse, Qui ne mourrait ? la vie est dans l’amour. Quand je vivais tendre et craintive amante, Avec ses feux je peignais ses douleurs : Sur son portrait j’ai versé tant de pleurs, Que cette image en paraît moins charmante. Si le sourire, l’éclair inattendu, Brille parfois au milieu de mes larmes, C’était l’amour ; c’était lui, mais sans armes ; C’était le ciel... qu’avec lui j’ai perdu. Sans lui, le cœur est un foyer sans flamme ; Il brûle tout ce doux empoisonneur. J’ai dit bien vrai comme il déchire une ame : ”
