Résumé

Jean L'Agriculture enseignée par la grammaire… (1863)

QUARANTE-CINQUIÈME EXERCICE.
LES FOINS.
Si tu veux avoir de bon foin, il faut que tu aies soin de faucher tes prairies pendant que l'herbe est en fleur. N'attends pas que tu la voies sécher sur pied, elle aurait perdu alors la plus grande partie de ses qualités ; ton foin vaudrait moins que de la paille.
Le matin, quand tu fais le tour de ta prairie, passe la main sur les graminées qui la composent; si elles laissent échapper en une abondante poussière le pollen de leurs étamines, c'est qu'elles sont fleuries, il est temps de faucher.
Source : Gallica

Jean L'Agriculture enseignée par la grammaire… (1863)

Les engrais nourrissants nourrissent les plantes comme le pain nourrit l'homme, comme l'herbe nourrit le bœuf; les amendements aident à la décomposition des principes nutritifs qui sont dans le sol, et ils en facilitent en quelque sorte la digestion. Mais, quoiqu'ils entrent aussi dans la composition des plantes, ils ne peuvent pas plus suffire à leur nourriture que le sel ne suffirait à celle de l'homme et des animaux.
Source : Gallica

Jean L'Agriculture enseignée par la grammaire… (1863)

Mes vaches n'ont point du fourrage à pleines fourchées, reprit la fermière. J'ai des garçons d'ordre qui les rationnent suivant la taille et le poids de chacune. Les petites bêtes ne mangent que trente kilogrammes par jour, et les plus grosses que soixante kilogrammes. Il est vrai que la luzerne ne viendrait pas dans tes champs de terre forte sans de bons labours et plus d'une charretée de sablon calcaire ou de marne. Mais tu es dans l'erreur quand tu crois que les fourrages ne donnent pas du pain. Ils nourrissent les bestiaux qui font du fumier pour faire pousser le grain.
Source : Gallica

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