Résumé

Pierre Véron Maison Amour et Cie, par Pierre Véron (1864)

FRISETTE.
Nota.— Le calendrier de Frisette étant un calendrier perpétuel, quand on est au bout on recommence.
XVIII
LE ROMAN DE LA VOISINE
Barbizet entra comme un tourbillon.
- Ali ! mon cher, si tu savais!. As-tu un pistolet chez toi? Je me brûle la cervelle. Non.
Alors du laudanum, c'est plus long, mais on arrive au même résultat. Ne refuse pas à l'amitié la suprême satisfaction du suicide.
Cet exorde ex-abrupto m'avait stupéfait.
Barbizet s'en était aperçu, car reprenant avec une volubilité nouvelle :
- C'est fait pour moi !
Et l'on dit que le ridicule tue.
Source : Gallica

Pierre Véron Maison Amour et Cie, par Pierre Véron (1864)

Madame Pitanchois a tout l'air d'avoir depuis quelque temps des soupçons sur tes coups de canifs. Elle s'assombrit visiblement.
L'occasion est précieuse pour la rasséréner. Un cadeau galant dépistera ses idées noires.
Donc trois mille francs pour les étrennes de madame; trois mille francs pour les celles de Dolorida.
Juste autant pour ta femme que pour ta maîtresse.
Je crois que l'on ne peut pas faire mieux les choses.
Sur ce monologue, Pitanchois se sourit dans le
miroir de sa conscience — et sortil pour aller voir Dolorida.
Source : Gallica

Pierre Véron Maison Amour et Cie, par Pierre Véron (1864)

FRISETTE.
MARS.
Mon cher Léopold, C'est lui, le printemps !
Hier au bois de Boulogne j'ai vu trois bourgeons et un nid.
Cela m'a toute remuée. Dam! on est née à la campagne pour quelque chose.
La campagne ! Il y a trois ans que je n'ai vu le bout de son nez et j'en ai la nostalgie.
Je sens que je tomberai malade si je ne vais pas respirer quelque part où les becs de gaz soient ignorés.
Ce quelque part sera probablement Villed'Avray ou Châville. Un amour de pays.
Il n'a qu'un défaut, c'est d'être un peu coûteux.
Source : Gallica

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