Résumé

L'Ecouteur aux portes petite revue morale et satyrique (1825)

« Nous irons demain, dit-elle à Julia, diner au château de la Chasse. Nous traverserons la fort. Adèle, reprend vivement Julia, m'a parlé souvent de la chapelle de Sainte-Radegonde. —
C'est précisément de ce côté », répliqua Mme Durand. Qu'on juge de la joie de notre héroïne !
Ce petit colloque s'était établi au sortir de l'église de Taverny. Ces dames passaient le long du petit mur qui servait d'enceinte à l'ancien cimetière; soudain Julia entrevoit la figure et le manteau d'Ernest; il lui a semblé « l'esprit des douleurs debout sur la cendre des morts. »
Source : Gallica

L'Ecouteur aux portes petite revue morale et satyrique (1825)

« Ah mon ami, disait-elle alors à son mari, il est si beau pour une mère de donner, pour ainsi dire, une seconde fois la vie à son enfant.
Quand on est mère , adieu le monde et ses
vains plaisirs, tout devient indifférent au dehors ; on ne songe plus qu'à soi, à son époux, à son enfant. Vous autres hommes, êtres froids, insensibles, vous ignorez quel bonheur pur, quelle délicieuse félicité accompagne la tâche sacrée que je veux remplir ! » Ce peu de paroles, prononcées avec une sensibilité entraînante, suffirent pour dissiper les préventions du pauvre mari.
Source : Gallica

L'Ecouteur aux portes petite revue morale et satyrique (1825)

Adieu, Ernest, adieu! — Eh quoi! Julia, s'écrie celui-ci avec transport; vous fuyez ! qui sait si je vous reverrai? Par pitié , si vous aimez l'homme de l'adversité, avant de le quitter, laissez-lui prendre un gage de votre amour.De quel gage voulez-vous parler ? — Noble fille des Criquet, ce signe révéré qui repose sur ton cœur, cette croix qu'a portée l'innocence est un talisman céleste qui doit rendre le repos à mon âme. — Prenez donc, répond Julia en s'efforçant de détacher la croix
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature