Joseph Anglade,
Grammaire élémentaire de l’ancien français
“ L’ancienne langue avait une conjugaison périphrastique formée du verbe être suivi d’un participe présent [20] . On disait : il est fuianz, il est coranz, il est aidanz, il est chantanz, c’est-à-dire il fuit, il court, il aide, il chante, avec la distinction de l’état et de l’action. Mais une tournure encore plus fréquente était l’emploi des verbes aller, venir (et de quelques autres verbes de mouvement) suivis d’un gérondif. Cette tournure était très usuelle au xvie siècle et les poètes de la Pléiade en firent un tel abus que Malherbe dut réagir contre cet emploi. ”
