Gérondif

Définition et enjeux

Portrait de Joseph Anglade Joseph Anglade,  Grammaire élémentaire de l’ancien français

“ L’ancienne langue avait une conjugaison périphrastique formée du verbe être suivi d’un participe présent [20] . On disait : il est fuianz, il est coranz, il est aidanz, il est chantanz, c’est-à-dire il fuit, il court, il aide, il chante, avec la distinction de l’état et de l’action.
Mais une tournure encore plus fréquente était l’emploi des verbes aller, venir (et de quelques autres verbes de mouvement) suivis d’un gérondif. Cette tournure était très usuelle au xvie siècle et les poètes de la Pléiade en firent un tel abus que Malherbe dut réagir contre cet emploi.
”
Source : Wikisource

Portrait de Henry Gréville Henry Gréville,  La Niania (1878)

“ On me mettrait encore une fois à la porte, interrompit amèrement Dournof, et l'on donnerait Antonine à un autre général ! Je connais le monde, mon ami! Tes parents ne sont ni plus ni moins mauvais que le reste des hommes! En attendant, ce sont les âmes d'élite qui souffrent. Allons chez toi.
Il s'habilla rapidement, et les deux jeunes gens prirent en silence le chemin de la maison Karzof. En approchant de la porte, Dournof ne put retenir un geste de colère.
”
Source : Gallica

Portrait de Henry Gréville Henry Gréville,  La Niania (1878)

“ Enfin, séchant ses yeux
et composant son visage, elle entra. Dournof se leva à son aspect et se tint debout, d'un air froid et respectueux. Madame Karzof voulait l'intimider et lui faire sentir que, s'il rentrait dans la maison, c'était par la force des choses; mais à la vue de ce visage connu, auquel elle avait fait bon accueil pendant tant d'années, elle n'y tint pas, et se jeta à son cou en disant : — Tâchez qu'elle vive, et tout, tout est à vous !
— Je ne veux qu'Antonine seule, madame, répliqua le jeune avocat.
”
Source : Gallica

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