Résumé

Louis Lefebvre Béatrix : drame en quatre actes… (1839)

ESTÈVE.
Laissez-moi. laissez-moi. Je veux. je dois partir. mon épée. mon épée. par grâce. Ah!
ah ! mes forces me trahissent.
HONORAT.
Du secours I du secours !
On s'empresse autour de lui. Marie seule reste isolée et le contemple d'un œil égaré.
ESTÈVE, s'évanouissant.
D'Almont t d'Almont! tu m'échappes encore.
Il tombe entre les bras de Bénédict et d'Honorat, tandis que Gertrude lui fait respirer des sels ; dans ce mouvement rapide, le portrait a roulé à terre ; Marie s'en empare et le regarde avec avidité; puis elle pousse un cri étouffé.
MARIE.
La marquise de Torcy!. ah!
Source : Gallica

Louis Lefebvre Béatrix : drame en quatre actes… (1839)

Oh!
mais je vous en supplie, par grâce, par pitié, guidez mes pas vers monsieur le premier président. il me faut sa grâce, je la veux, je l'aurai.
HONORAT.
Pauvre enfant! qu'étes-vous venue faire ici?.
Il est trop tard, la justice a parlé, et le premier président n'a pas le droit d'absoudre.
MARIE.
Il a celui de laisser périr un innocent, n'est-ce pas? Mais s'il ne leur faut qu'une victime, ne suis-je pas là, moi?. Que leur importe?
HONORAT.
Hélas ! mon enfant, c'est Estève qu'ils ont condamné, et je crains que M. le premier président ne soit inexorable.
Source : Gallica

Louis Lefebvre Béatrix : drame en quatre actes… (1839)

BÉNÉDICT.
Allons donc !
MARIE.
Est-il vrai?
HONORAT.
Oui, mon enfant ; voici sa grâce que je reçois à l'instant.
MARIE.
Sa grâce 1 HONORAT.
Je n'ai voulu vous en parler qu'après l'avoir obtenue. et, Dieu merci, le roi a été plus indulgent que monseigneur le cardinal : on a prouvé que maître Alvart avait loyalement croisé son épée contre celle du capitaine d'Almont, et que le hasard seul l'avait favorise. De puissantes protections ont fait le reste.
MARIE.
Ah ! merci, mon ami, merci; je vous devrai plus que mon existence, je vous devrai celle d'Estève.
Source : Gallica

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