Résumé

Anonyme Beowulf/Botkine

Nul de ceux qui contemplaient l’empreinte des pas ne pensait avec peine à la fuite de Grendel dans la mer des niceras et à sa mort. Les flots étaient tout imprégnés du sang du monstre. C’est dans son asile des marais que Grendel, mortellement blessé, alla expirer et livrer son âme à l’enfer. — Les guerriers revinrent à cheval de la mer.
La renommée des hauts faits de Beowulf se répandit alors : on répéta dans toute l’étendue du royaume que nul guerrier n’était plus excellent ni plus digne que lui de régner. Mais ils ne blâmaient pas Hrothgar, car c’était un excellent roi.
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Anonyme Beowulf/Botkine

Je ne pus lui procurer le salut dans le combat et cependant je l’aidai au delà même de mes forces. Mais j’étais toujours trop faible quand je frappais le dragon de mon épée ; le feu s’échappait alors plus rapidement de sa poitrine. Trop peu d’hommes se pressèrent autour de leur roi en ce moment. Maintenant votre race sera privée entièrement des plaisirs du foyer, des ressources de l’existence ainsi que de la part au trésor ; vous serez dépouillés de vos privilèges quand les chefs de votre pays connaîtront votre fuite, votre indigne action. Mieux vaut la mort qu’une vie ignominieuse !
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Anonyme Beowulf/Botkine

La désolation est générale, tout le peuple est rempli d’effroi ; cependant Beowulf, fidèle à ses traditions de bravoure, n’hésite pas à attaquer le monstre. Il se fait montrer le chemin de la grotte par le fugitif et il s’avance seul dans les rochers à la rencontre du dragon. Aux cris que pousse le héros celui-ci s’avance en serpentant ; un combat terrible s’engage, mais Beowulf, hélas ! n’est pas le plus fort ; la flamme le brûle, le réduit à l’impuissance ; son épée lui refuse encore le service dans cette cruelle nécessité.
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