Nicolas Andry de Boisregard, Suite des Réflexions critiques sur l’usage présent de la langue française
“ Vous êtes-vous accoûtumé de longue main à mépriser les biens de fortune. On compte l’injustice qu’on fait dans les biens de fortune ; mais pour le tort qu’on fait à la reputation, & par lequel on empêche ensuite le bien temporel d’une personne : il ne vient pas seulement dans l’esprit de croire qu’on soit obligé à le reparer [4] . Le monde est rempli d’estime pour les biens de fortune, & c’est par là qu’il mesure la grandeur [5] . Quelque estime que fasse le monde des biens de fortune, il ne peut s’empêcher d’estimer ceux qui les sçavent mépriser [6] . ”
